R. Crumb et La Question de Goût

J’ai eu l’occasion intéressante à grandir dans une maison avec beaucoup de bande dessinées de R. Crumb.  Mon père habitait dans le quartier Haight-Ashbury à San Franscisco en 1968, est c’était à cette époque qu’il a découvert les œuvres de Crumb.  Quand j’étais très petite, je n’ai jamais vu les Crumbs, mais quand je commençais à entrer l’âge de teenager, elles sont apparues une par une, dans les tables de son appartement ou dans la bibliothèque à côté des livres de Picasso et Monet.

Au cours de mon enfance, j’ai trouvé les BDs de Crumb tout à fait dégoûtante, sauf une seule nature-morte que j’ai vue dans un carnet de cartes postales. J’ai vu des seines gonflés comme des ballons etles bites couverts avec du sperm et j’étais vraiment horrifiée, non seulement avec les images mais aussi avec mon père parce qu’il les aimait.  Mais maintenant, à l’âge de vingt ans, je peux apprécier les bandes dessinées de R. Crumb avec une nouvelle pointe de vue.

Beaucoup de mes collègues ont trouvé Snatch Comix absolument sans goût–« les fantasies d’un pervers », j’ai entendu dans la salle de classe.  C’est possible que R. Crumb soit un pervers, et c’est certain que ses dessins sont choquants, mais ils possèdent aussi une critique de la societé americaine qui est légitime et intelligente.  Dans Snatch, on voit des déclarations contre le racisme, comme « The Fight. »

L’arguement principal contre Crumb est l’aspect pornographic de ses dessins.  Dans cet article, Claire Litton écrit clairement que les images de Crumb sont misogynous et que le mouvement d’undergound comix était pour la plupart contre les femmes.  Je ne suis pas tout à fait d’accord avec elle, mais il y a un qualité pérturbant de Crumb qui est difficle d’ignorer.  Personellement, je considère les images pornographiques  liée au mouvement contre-culture des années 60s:  la sexualité clownesque qu’on voit chez Crumb sert comme un commentaire de la vie sexuelle aux Etats-Unis, qui à l’époque était tout refloué.

http://www.popmatters.com/pm/feature/no-girls-allowed-crumb-and-the-comix-counterculture

Une chose intéressant auquelle Litton fait référence est le mouvement de comics féministes dans cette époque.  Voilà un exemple de Tits n’ Clits, une réaction aux bandes dessinées pornographiques:

02_tits_clits

Je vous laisse avec deux citations de Crumb:

« No, I’m not political. God, I don’t know what it is. I’m instinctive, I just let it come. » (R. Crumb Conversations, ed. D.K. Holm)

“I derived such masturbatory pleasure out of drawing these women in bizarre situations, it’s just boiling over out of my brain, and I just have to draw it” (The R. Crumb Coffee-Table Art Book, Robert Crumb, Little-Brown, 1997).

Publicités

Une Réponse to “R. Crumb et La Question de Goût”

  1. Loret Says:

    Merci pour votre réflexion et les deux citations de Crumb… ce qui m’amuse surtout, c’est que le reste de la classe va considérer que ce sont les « fantasmes d’un pervers » mais n’osera jamais en parler… en effet, ils seraient obligés pour cela de regarder en eux-mêmes, et c’est évidemment le pire qui puisse leur arriver : se connaître vraiment.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :