Persepolis: La BD et le Film

Persepolis et le nom grec d’une ville ancienne d’Iran qui s’appelle Parsa en langue persienne.  C’est donc le titre parfait pour la bande dessinée de Marjane Satrapi, qui reconte sa propre vie en Iran pendant la revolution islamique ainsi que son temps passé à Vienne.  A sa coeur, Perseoplis et l’histoire de comment les cultures très differente peuvent (ou ne peuvent pas) comprendre l’un et l’autre.

Ce que j’ai beacoup apprécié de Persepolis était l’équilbre parfait que Satrapi fait sur ses planches.  Les noirs et blancs, l’espace et l’espace vide–ils sont toujours en bonne proportion. Ca donne un effet ésthétique très plaisant qu’on regarde les pages.   L’aspet graphique des dessins de Satrapi est vraiment extraordinarie- au lieu des representations réalistes et forcés, elle nous présente avec des images très stylisés et toujours marants.  J’ai trouvé une petite ressemblance entre le trait de Satrapi et celui de Keith Haring, l’artiste New Yorké des années 80 qui a fait beaucoup de grands oeuvres publiques:

haring_untitled_19831

J’ai lu toute de Persepolis et il faut dire que c’était vraiment un ouvre magnifique.  La portée de l’histoire m’a frappé dans la même façon d’un roman autoportrait ou un film épique.  Le rythme de la bande dessinée était assez rude et vite au début, mais elle devient plus lente, plus réfléchi quand elle continue.  Ben, en conclusion, c’est possible que Persepolis était ma bande dessinée préférée de ce cours (merci, M. Loret!).

Donc, j’étais très curieuse de voir comment Satrapi et Vincent Paronnaud (Winshluss) ont traduit l’histoire à la langue de cinéma.  Le film, qui a été protesté par le gouvernement iranien après le féstivale de Cannes l’ont projeté, a été fait à la main avec la technique classique (ancienne, bien sur).  Satrapi a dit qu’elle voulait créer un vrai film, pas simplement un dessin animé.  Elle a dit aussi qu’elle a essayé de « garder la sobriété » de la bande dessinée dans le film.

Je n’ai pas vu tout le film, mais j’ai trouvé le morceau que j’ai vu très très bien.  C’est vrai qu’elle a réalisé un vrai film avec des coupages réfléchis et des scènes divertissants, mais en fait j’ai beaucoup préféré la bande dessinée.  Pour moi, elle n’a pas réussi de garder la sobriété-j’ai trouvé la choix de musique trop sentimentale, et la vitesse de l’histoire trop éxpédiée par rapport à la bande dessinée.  Il était plus rigolo bien sûr, mais je crois que l’histoire a perdu un peu la terreur d’habiter sous le régime islamique qu’on voit dans la BD.

J’ai trouvé la citation de Satrapi qu’ils ont orientalisé Vienne vraiment amusant.  Il y a une grande mouvement universitaire de rejetter l’orientalisme comme une pensée tout à fait raciste et immorale.  Je pense que ce n’est pas toujours le cas- qu’il existe un esprit chez quelques ouvres « orientaliste » de curisotié pur-la joie de s’amuser avec une culture qui est complètement différent de sa propre culture. C’est pas qu’elle n’aime pas la Vienne, mais elle l’a trouvé bizarre dans quelques façons, et donc c’est plus efficace d’exaggerer ses aspets étrangers. Ce qui est intéressant est que c’est « orientalisme » est une inversion de l’idée originale (l’ouest vers l’est).

Voila un autre exemple super de l’orientalisme français plus classique, chez Eugène Delacroix, Les Femmes d’Alger dans leur appartement:

womenofalgiers

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